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(Cet article a été initialement publié
dans le Bulletin des Amis du Signe de Piste n°61-62 de
décembre 2003).
L’association des Amis du Signe de Piste est, pour tous les aficionados de
ce type d’ouvrage, un rendez-vous irremplaçable : nouvelles des auteurs
et illustrateurs, actions organisées autour de la collection et enfin,
recensements des parutions récentes. C’est une structure solide, qui
compte désormais plus de vingt-cinq années d’activités.
Si elle recrute essentiellement chez les amateurs adultes et les collectionneurs,
il n’en a pas toujours été ainsi. Et lorsque l’on analyse les
documents produits à l’époque, on peut se demander si elle
n’a pas, un moment, représenté une tentative (inconsciente
?)de mouvement de jeunesse littéraire, tout à fait originale
dans le paysage de la littérature et de l’encadrement des adolescents.
Situation
Quelle était la situation, en 1975, de la collection ? Pour le savoir,
rien de tel qu’un témoignage de première main de l’un des acteurs
principaux, à savoir Alain Gout :
« Après la fin de Safari-Signe de Piste, et avant que les Editions
de l'Epi ne créent le Nouveau Signe de Piste, on était bien
embêtés, car on ne savait pas si on arriverait à relancer
une nouvelle fois la collection, morte à deux reprises.
La société avait bien changé, et l'environnement était
plutôt défavorable :le scoutisme battait de l'aile, on était
dans l'ère Mai 68 de contestation du "vieux monde” , la collection
avait subi des attaques assez virulentes (dans Combat : "Signe de Piste,
faux roman scout, vrai roman de classe", orchestrées par des cocos
pur jus ou par des gens manipulés...), Alsatia et Hachette avaient
déclaré forfait, bref, ça allait mal, et on était
inquiet... Alors on a eu l'idée, Dalens, Foncine et moi, de créer
une association qui aurait pour but de rassembler les amis de la collection,
afin de garder le contact avec eux, et aussi pour montrer à un éventuel
éditeur qu'il y avait du monde qui y croyait encore.
Il fallait un siège social en terrain neutre, c'est-à-dire
ni chez Dalens,ni chez Foncine, alors j'ai proposé mon 2 pièces-cuisine
du 74 rue Lecourbe à Paris.
Il fallait des sous, pour faire un bulletin qui était plus que modeste
et à parution très irrégulière. L'association
devrait trouver des adhérents, demander des cotisations et trouver
de l'argent.
Il fallait un Président. Le premier fut le Docteur BASTIN, de Bruxelles
; puis ce furent Eric SELLIER, Philippe ROY, un court moment Jean WEBER,
puis André RENAUD, et enfin Philippe VERDIN : on en a usé pas
mal...
Voilà, vous savez tout, ou presque. » (Octobre 2003)
L’idée est lancée. Il faut tout d’abord trouver des membres,
pour que l’association vive. Sitôt le dépôt effectué
auprès de la Préfecture et la parution au Journal Officiel
(5 Janvier 1975), il est décidé de s’appuyer sur un réseau
déjà existant, les Délégués du Signe de
Piste.
Les Délégués du Safari-Signe de Piste
Dans un courrier de 1974, la collection présente l’activité
de ces jeunes lecteurs, désireux d’aider à la diffusion de
l’esprit Signe de Piste autour d’eux :
« On nous demande souvent en quoi consiste l’activité d’un Délégué.
Voici la réponse : par son inscription (…) il s’engage simplement
à faire connaître nos livres dans son entourage, à recommander
ceux qui lui ont paru les meilleurs, à en discuter avec ses ami(e)s,
à signaler le ou les libraires les mieux approvisionnés (…).
Dans la mesure du possible le ou la délégué(e) organise
de loin en loin une petite table ronde de jeunes s’intéressant à
la lecture, où tel ou tel livre est analysé, critiqué
dans ses aspects positifs et négatifs (…).
Le délégué envoie les réactions recueillies à
cette table ronde (…) aux directeurs de la collection qui peuvent ainsi mieux
orienter leur choix selon le goût réel et profond des lecteurs
et lectrices.
(…) Avant tout, délégué est synonyme d’ami de la Collection,
de ses auteurs et illustrateurs. Cette amitié engage à des
rapports empreints de franchise et de simplicité ».
Le 9 juin 1975, les Amis du Signe de Piste décident d’informer officiellement
tous les délégués des changements intervenus dans une
circulaire curieusement imprimée en bleu, et comportant un petit dessin
de Pierre Joubert :
« …tu as constaté que la Collection s’était brusquement
interrompue après la parution des Yeux Perdus, et tu t’étonnes.
Comme tu nous as toujours soutenus de tes encouragements et de ton amitié,
nous te devons la vérité (…).).L’Association des Amis du Signe
de Piste se propose d’unir tous ceux qui désirent nous aider dans
le présent et le futur. Constituée pour de longues années,
elle ne doit pas se borner à faciliter la reprise. Indépendante
de la Maison de Commerce qui relancera la Collection et ses annexes, elle
maintiendra l’esprit SIGNE DE PISTE et rendra chaque jour plus étroits
les liens qui ont toujours existé entre auteurs, illustrateurs et
lecteurs.
Nous voulons organiser des concours, des expositions, des voyages, une Bourse
d’échanges, subventionner les clubs les plus actifs, offrir des livres,
des posters, veiller au maintien du PRIX DES MOINS DE 25 ANS, faire reparaître
le CARREFOUR qu’ont connu tes devanciers…
(…) Nous nous sommes toujours efforcés de mériter ta confiance,
nous comptons donc sur ton dévouement et ton amitié. Assuré
de fidélités indéfectibles, le SIGNE DE PISTE amplifiera
son action, car il tient une place irremplaçable, parce qu’unique
en son genre, dans la littérature de l’adolescence. Merci, aide-nous,
nous ne t’abandonnerons pas ».Et c’est signé Dalens, Foncine
et Gout (avec fac-similé des signatures manuscrites).
On voit là comment les uns et les autres font appel à toutes
les qualités censées se trouver dans « l’esprit SDP
»(avatar contemporain de l’esprit scout ?), car l’exercice tient de
l’équilibrisme : comment concilier l’engagement bénévole
de jeunes lecteurs idéalistes et les réalités commerciales
d’une entreprise d’édition ? Tout est dit deux fois plutôt qu’une
afin que ne subsiste pas de zone d’ombre que certains esprits malintentionnés
pourraient leur reprocher…
L’association ne leur demande aucune activité commerciale, simplement
celle de propagateurs de la bonne parole. Les garçons et les filles
qui répondent à cette offre correspondent au public des associations
scoutes : l’originalité fondamentale des Amis consiste à leur
proposer un cadre très lâche, à même de pouvoir
s’adapter à toutes les situations, sans hiérarchie, sans calendrier
contraignant, et même sans uniforme (sans parler d’une laïcité
et d’une mixité qui semblent tellement aller de soi qu’on les mentionnent
à peine). Foncine, Dalens et Gout semblent tirer la leçon des
bouleversement rencontrés par les Scouts de France depuis 1964 et
des attentes de la jeunesse post-68 : l’uniformité et tout ce qui
pourrait ressembler à une contrainte n’ont pas bonne presse auprès
des adolescents.
Mais, sans uniforme ni cadre institutionnel, sommes-nous donc alors vraiment
en présence d’un mouvement de jeunesse, qui plus est littéraire,
et non d’ un simple décalque des fan-clubs alors très en vogue
dans le milieu de la musique pop et de la variété française?
Il semble bien, car les Amis proposent des activités, un cadre moral
et une méthode, éléments indispensables et fondateurs
de ce type de structure.
Activités
S’ils ont désormais des troupes, les Amis se doivent de leur proposer
des choses à faire, car rien n’est plus volage que l’enthousiasme
des adolescents.
Au début de l’année 1976, une circulaire informe les Délégués
(ils gardent leur titre dans l’association) de la naissance du Nouveau Signe
de Piste, chez un nouvel éditeur, l’Epi-Jeunesse. Les bonnes volontés
sont mobilisées :
(…) « Ton aide, nous l’attendons sous la double forme :
a) d’une animation auprès de tes amis, parents, professeurs, dirigeants
de jeunesse …que tu dois renseigner, persuader, et dont tu dois soigneusement
nous transmettre les avis, pour que nous puissions publier des livres toujours
mieux adaptés au goût des adolescents de notre temps.
b) D’une intervention fréquente auprès des libraires que tu
connais (…).
En Mars 1976, encore une nouvelle circulaire : l’Etat-Major des Amis enregistre
les premiers résultats (sans doute loin des espérances) et
décide de fournir désormais une méthode, dont le style
héroïque et le dirigisme soft ne sont pas sans rappeler celui
de Pierre Delsuc dans Etapes…
Méthode et code moral
« (…) Certains d’entre vous ont accompli une œuvre magnifique, d’autres
ont avoué des difficultés et parfois des échecs. L’heure
est venue, nous semble-t-il de vous donner quelques orientations qui vous
permettent d’agir plus efficacement en fonction des situations qui se présentent
à vous.
1) Vis-à-vis des jeunes qui vous entourent : ayez toujours une attitude
positive. Ne critiquez pas ceux qui préfèrent telle ou telle
collection. (…) Ne soyez pas égoïstes dans la distribution des
moyens de propagande que nous vous adressons (…). Chaque fois que possible,
pensez qu’un poster exposé dans un lieu public (local scout-- bibliothèque--
couloir de collège…) a plus d’impact que dans une chambre.
2) Vis-à-vis des adultes de votre entourage et spécialement
des professeurs, éducateurs, responsables divers… Sondez-les toujours
avec discrétion et amitié, mais sans cacher vos préférences.(…)
D’autres (adultes) seront contre SIGNE DE PISTE par méconnaissance
réelle de la Collection et de son véritable esprit, sectarisme
politique ou religieux
3) Vis-à-vis des bibliothèques publiques (…)
4) Vis-à-vis des libraires et des représentants (…)
Chaque situation est listée et l’attitude à adopter, entre
prosélytisme et neutralité respectueuse, clairement définie.
Il s’y rajoute, avec cette définition de leur mission mi-étude
de marché mi-renseignement, une atmosphère de fraternité
secrète, tout à fait dans la mouvance Foulard de Sang et propre
à captiver de jeunes lecteurs impatients d’en découdre avec
l’hostilité que suscite la collection. Une fiche est jointe qui résume
les thèmes à mettre en exergue dans une discussion (avec chaque
fois une liste de titres) : l’esprit d’équipe et d’amitié,
l’antiracisme, l’amitié par-delà les frontières, la
présence des filles (par exemple :SSDP 2, 6, 8, 11, 15, 21, 22, 23,
27, 28, 30, 31, 34, 39, 40, 41, 42, 49, 54, 57, 63, 65, 67, 78 et NSDP 2,
6, 8, 10,1 1, 16,1 7), les problèmes sociaux, l’humour et l’aventure
à un rythme endiablé.
Le 1er Décembre 1976, une dernière circulaire enfonce le clou
:’ Désormais il n’existe plus qu’une seule organisation : LES
AMIS DU SIGNE DE PISTE, et les DELEGUES, obligatoirement membres de l’Association,
sont ceux des AMIS qui acceptent de consacrer une partie de leur activité
à la promotion du SIGNE DE PISTE ».
Les filiales
On annonce également les premiers résultats des filiales à
l’étranger (Canada, Suisse, Belgique), qui ont la liberté d’encaisser
« à partir du 1er janvier 1977 les cotisations de ses ressortissants,
à charge pour elles d’en user au mieux des intérêts du
SIGNE DE PISTE ».
La section canadienne publie dès Février 1976 une très
belle revue de seize pages, Scout-Jeunesse, où à la différence
des Français, la dimension « mouvement de jeunesse » est
très largement mise en avant, dans une stricte orthodoxie traditionnelle
scoute (pourtant ouverte aussi aux non-scouts, il faut le noter). La maquette
évoque curieusement celle de la revue des Scouts d’Europe de l’époque,
est-ce véritablement un hasard ? Selon la petite histoire, Florian
Bernard, le directeur de Scout-Jeunesse, aurait été mis en
contact avec la FSE (Fédération du Scoutisme Européen)
par l’intermédiaire de Serge Dalens et participera à sa branche
canadienne.
La version québécoise rompt avec la prudence que l’on devine
chez la maison-mère parisienne (sans doute le background socio-historique
est-il assez différent) : le premier titre du premier article annonce
la couleur : « le scoutisme vrai ne veut pas sombrer dans l’idéologie
du macadam et de l’acier froid…La jeunesse au vert…en 1976 ». Après
cela, plusieurs articles de pure technique scoute, et il faut attendre les
pages 14-15 pour que l’on parle enfin des Amis du SDP sous le titre racoleur
de « On ne tuera plus le Prince Eric…grâce aux Amis du Signe
de Piste ». Puis le corps de l’article évoque très
franchement les enjeux politiques autour de la collection à travers
le journal Combat, déjà évoqué précédemment
dans cet article: « COMBAT, journal libre, qui avait en 1972, consacré,
un peu par surprise, deux pages aux « découvertes » de
deux « spécialistes, se hâte d’accorder la même
surface à une défense sereine et vigoureuse. Georges Lapassade,
professeur gauchiste en renom, mais d’une rare indépendance, président
à Vincennes un jury de Doctorat es lettres (car on présente
aujourd’hui en faculté des thèses sur le Signe de Piste), se
dresse au milieu de ses deux assesseurs réticents pour s’écrier
: « Vous direz ce que vous voudrez, je ne suis pas toujours d’accord,
mais cette collection, moi je l’aime ! ».
Enfin les Canadiens restent dans une dimension éducative très
classique : les adultes demeurent prescripteurs et les ados ne jouent que
leur rôle de lecteurs, loin de toute initiative : « L’increvable
Signe de Piste repart aujourd’hui (… ).Les Amis du Signe de Piste, et parmi
(eux) une masse importante de parents anciens lecteurs, de professeurs, d’éducateurs,
qui l’avaient soutenu de leurs encouragements (…) sont déjà
présents au rendez-vous ». Avaient-ils pressenti qu’un engagement
des jeunes lecteurs ne serait jamais suffisant pour sauver le SDP, et que
la tentative (consciente ou non) de Paris ne pourrait qu’échouer ?
L’arme ultime
Le paragraphe intitulé Recrutement et activités de la circulaire
des Amis de Décembre 76 reprend les mêmes arguments que la circulaire
de Mars 76, mais en y ajoutant une dimension idéologique (c’est alors
la grande époque du Programme Commun PC-PS et des profs trotskystes
! ) : « Ne vous laissez pas émouvoir par les critiques ou oppositions
que vous rencontrerez : nous avons d’innombrables amis, mais aussi des détracteurs,
soit parce que l’on nous connaît mal, soit aussi- disons le franchement
- que si nous admettons que l’on vive et pense autrement que nous, nous ne
sommes pas marxistes. Pour certains la liberté est à sens unique.
Pas pour nous ».
Des chiffres sont publiés, qui laissent rêveurs (ont-ils été
gonflés ?) : « Nous sommes 1200 Amis ( y compris les Délégués
qui ont fusionné). Il faut absolument que nous soyons 3000 en 1977.
Faites un effort de recrutement ! ».
Nous sommes alors totalement dans une dynamique de mouvement de jeunesse
basé sur le volontariat : il faut recruter coûte que coûte
pour financer le développement du groupe, et pour cela on alterne
carotte et bâton, résultats et projets, constat et promesse
de récompense (« Celui qui recrutera 50 (nouveaux membres) sera
invité à un week-end où il rencontrera auteurs et illustrateurs.
Déjà un jeune AMI d’Elbeuf a gagné le coquetier ! «
)..
L’association présente enfin son arme ultime : le Service Abonnement
Nouveau Signe de Piste. « Beaucoup d’entre vous, spécialement
ceux qui habitent des localités isolées ou mal pourvues en
librairie, se plaignent de ne pouvoir se procurer aisément nos livres
dès leur parution. (…) Vous avez le choix entre l’Abonnement A (abonnement
complet pour tous les titres), l’Abonnement B (abonnement réservé
aux nouveautés, à l’exclusion des reprises ou réimpressions).
Cette seconde formule a été créée à l’intention
de ceux, possédant déjà une importante bibliothèque
d’anciens SDP, voudraient éviter les doubles emplois (…) Les 6 prochains
titres (F.108), les 12 prochains titres (F.216), les 24 prochains titres
(F.432) (…) En souscrivant un abonnement : a – vous aidez notre éditeur
à surmonter la crise présente b- vous évitez toute recherche
et vous vous prémunissez contre l’augmentation certaine hélas
du prix de vente des ouvrages ».
Le secrétaire-trésorier Alain Gout, omniprésent dans
la jeune association, paraît changer de dispositif de communication
: presque exclusivement destiné aux délégués-ados
jusqu’alors, le discours inclut désormais à nouveau dans sa
cible les adultes collectionneurs et amateurs de SDP, en utilisant sans vergogne
des arguments purement commerciaux (économie, rééditions,
anticipation de la crise). Il semble que les efforts en matière d’effectifs
ne soient pas suffisants.
La fin du rêve
Le n° 1 du Courrier du Signe de Piste paraît en Février
77 et fait une dizaine de pages noir-et-blanc, avec toujours le petit blondinet
joubertissime en en-tête. La situation se radicalise dès l’éditorial
d ‘Eric Sellier, le Président: « Ce premier numéro vous
apporte en annexe des tuyaux pour vous lancer. N’hésitez plus, foncez,
faîtes appel à tous vos amis, jeunes et moins jeunes, sans oublier
a) de rassembler tout le monde sous le signe de la joie, comme dans un Mouvement
de jeunesse où ce serait la fête toute l’année, b) d’enregistrer
toujours plus de cotisations, d’abord parce que l’argent est nécessaire
au développement de l’Association, et par conséquent à
l’aide efficace que nous désirons vous apporter, ensuite parce qu’il
faut offrir à d’autres la chance d’appartenir à la grande famille
SDP ». Le mot est lâché : comme dans un Mouvement de Jeunesse.
Hélas, s’il est enfin couché sur le papier, dit, évoqué,
c’est aussitôt pour se retrouver minoré par le comme. Les Amis
ne seront jamais un mouvement : pas assez d’argent, pas assez de mobilisation.
Alors l’équipe se réinvestit dans une approche purement éditoriale
: après l’Epi,Begedis, ce sera les Editions Signe de Piste, puis Fleurus,
et parallèlement arriveront les Editions Alain Gout, Elor, les Editions
du Triomphe…La littérature de Jeunesse a toujours été
faite par des adultes pour des enfants ou des adolescents, et la merveilleuse
utopie des Amis 75-76 ne dérogera pas à la règle et
n’aura pas de suite.
Les rubriques du Courrier n°1 citent les initiatives ( expo Joubert à
Bruxelles du 10 au 20 Mars, à Toulouse les 1, 2, 3 avril, le Bracelet
à la scène par le groupe SDF 75e Paris à la Trinité),
proposent deux fiches techniques (Contact avec les libraires et Comment organiser
et animer une réunion d’information, où l’on apprend qu’il
existe un montage audiovisuel de l’association pour présenter le SDP,
et comment éviter de payer des droits SACEM lors d’une manifestation
publique – rassurez-vous, la morale n’est pas bafouée !…).
Alors les Amis du Signe de Piste en 1975-76, tentative assumée ou
non de forcer l’histoire, de créer un précédent en donnant
naissance à un hybride improbable de fan-club littéraire
et de mouvement de jeunesse? Le doute persiste…Sur cela et sur bien d’autres
choses, la véritable histoire du SDP restant encore à écrire…
©Alain Jamot 2004
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