Les Amis du Signe de Piste en 1975-77: une tentative de mouvement de jeunesse littéraire ?
   
 

(Cet article a été initialement publié dans le Bulletin des Amis du Signe de Piste n°61-62 de décembre 2003).

L’association des Amis du Signe de Piste est, pour tous les aficionados de ce type d’ouvrage, un rendez-vous irremplaçable : nouvelles des auteurs et illustrateurs, actions organisées autour de la collection et enfin, recensements des parutions récentes. C’est une structure solide, qui compte désormais plus de vingt-cinq années d’activités.

Si elle recrute essentiellement chez les amateurs adultes et les collectionneurs, il n’en a pas toujours été ainsi. Et lorsque l’on analyse les documents produits à l’époque, on peut se demander si elle n’a pas, un moment, représenté une tentative (inconsciente ?)de mouvement de jeunesse littéraire, tout à fait originale dans le paysage de la littérature et de l’encadrement des adolescents.

Situation

Quelle était la situation, en 1975, de la collection ? Pour le savoir, rien de tel qu’un témoignage de première main de l’un des acteurs principaux, à savoir Alain Gout :

« Après la fin de Safari-Signe de Piste, et avant que les Editions de l'Epi ne créent le Nouveau Signe de Piste, on était bien embêtés, car on ne savait pas si on arriverait à relancer une nouvelle fois la collection, morte à deux reprises.

La société avait bien changé, et l'environnement était plutôt défavorable :le scoutisme battait de l'aile, on était dans l'ère Mai 68 de contestation du "vieux monde” , la collection avait subi des attaques assez virulentes (dans Combat : "Signe de Piste, faux roman scout, vrai roman de classe", orchestrées par des cocos pur jus ou par des gens manipulés...), Alsatia et Hachette avaient déclaré forfait, bref, ça allait mal, et on était inquiet... Alors on a eu l'idée, Dalens, Foncine et moi, de créer une association qui aurait pour but de rassembler les amis de la collection, afin de garder le contact avec eux, et aussi pour montrer à un éventuel éditeur qu'il y avait du monde qui y croyait encore.

Il fallait un siège social en terrain neutre, c'est-à-dire ni chez Dalens,ni chez Foncine, alors j'ai proposé mon 2 pièces-cuisine du 74 rue Lecourbe à Paris.
Il fallait des sous, pour faire un bulletin qui était plus que modeste et à parution très irrégulière. L'association devrait trouver des adhérents, demander des cotisations et trouver de l'argent.

Il fallait un Président. Le premier fut le Docteur BASTIN, de Bruxelles ; puis ce furent Eric SELLIER, Philippe ROY, un court moment Jean WEBER, puis André RENAUD, et enfin Philippe VERDIN : on en a usé pas mal...

Voilà, vous savez tout, ou presque. » (Octobre 2003)

L’idée est lancée. Il faut tout d’abord trouver des membres, pour que l’association vive. Sitôt le dépôt effectué auprès de la Préfecture et la parution au Journal Officiel (5 Janvier 1975), il est décidé de s’appuyer sur un réseau déjà existant, les Délégués du Signe de Piste.
Les Délégués du Safari-Signe de Piste

Dans un courrier de 1974, la collection présente l’activité de ces jeunes lecteurs, désireux d’aider à la diffusion de l’esprit Signe de Piste autour d’eux :

« On nous demande souvent en quoi consiste l’activité d’un Délégué. Voici la réponse : par son inscription (…) il s’engage simplement à faire connaître nos livres dans son entourage, à recommander ceux qui lui ont paru les meilleurs, à en discuter avec ses ami(e)s, à signaler le ou les libraires les mieux approvisionnés (…).

Dans la mesure du possible le ou la délégué(e) organise de loin en loin une petite table ronde de jeunes s’intéressant à la lecture, où tel ou tel livre est analysé, critiqué dans ses aspects positifs et négatifs (…).

Le délégué envoie les réactions recueillies à cette table ronde (…) aux directeurs de la collection qui peuvent ainsi mieux orienter leur choix selon le goût réel et profond des lecteurs et lectrices.

(…) Avant tout, délégué est synonyme d’ami de la Collection, de ses auteurs et illustrateurs. Cette amitié engage à des rapports empreints de franchise et de simplicité ».

Le 9 juin 1975, les Amis du Signe de Piste décident d’informer officiellement tous les délégués des changements intervenus dans une circulaire curieusement imprimée en bleu, et comportant un petit dessin de Pierre Joubert :

« …tu as constaté que la Collection s’était brusquement interrompue après la parution des Yeux Perdus, et tu t’étonnes. Comme tu nous as toujours soutenus de tes encouragements et de ton amitié, nous te devons la vérité (…).).L’Association des Amis du Signe de Piste se propose d’unir tous ceux qui désirent nous aider dans le présent et le futur. Constituée pour de longues années, elle ne doit pas se borner à faciliter la reprise. Indépendante de la Maison de Commerce qui relancera la Collection et ses annexes, elle maintiendra l’esprit SIGNE DE PISTE et rendra chaque jour plus étroits les liens qui ont toujours existé entre auteurs, illustrateurs et lecteurs.

Nous voulons organiser des concours, des expositions, des voyages, une Bourse d’échanges, subventionner les clubs les plus actifs, offrir des livres, des posters, veiller au maintien du PRIX DES MOINS DE 25 ANS, faire reparaître le CARREFOUR qu’ont connu tes devanciers…

(…) Nous nous sommes toujours efforcés de mériter ta confiance, nous comptons donc sur ton dévouement et ton amitié. Assuré de fidélités indéfectibles, le SIGNE DE PISTE amplifiera son action, car il tient une place irremplaçable, parce  qu’unique en son genre, dans la littérature de l’adolescence. Merci, aide-nous, nous ne t’abandonnerons pas ».Et c’est signé Dalens, Foncine et Gout (avec fac-similé des signatures manuscrites).

On voit là comment les uns et les autres font appel à toutes les qualités censées se trouver dans « l’esprit SDP   »(avatar contemporain de l’esprit scout ?), car l’exercice tient de l’équilibrisme : comment concilier l’engagement bénévole de jeunes lecteurs idéalistes et les réalités commerciales d’une entreprise d’édition ? Tout est dit deux fois plutôt qu’une afin que ne subsiste pas de zone d’ombre que certains esprits malintentionnés pourraient leur reprocher…

L’association ne leur demande aucune activité commerciale, simplement celle de propagateurs de la bonne parole. Les garçons et les filles qui répondent à cette offre correspondent au public des associations scoutes : l’originalité fondamentale des Amis consiste à leur proposer un cadre très lâche, à même de pouvoir s’adapter à toutes les situations, sans hiérarchie, sans calendrier contraignant, et même sans uniforme (sans parler d’une laïcité et d’une mixité qui semblent tellement aller de soi qu’on les mentionnent à peine). Foncine, Dalens et Gout semblent tirer la leçon des bouleversement rencontrés par les Scouts de France depuis 1964 et des attentes de la jeunesse post-68 : l’uniformité et tout ce qui pourrait ressembler à une contrainte n’ont pas bonne presse auprès des adolescents.

Mais, sans uniforme ni cadre institutionnel, sommes-nous donc alors vraiment en présence d’un mouvement de jeunesse, qui plus est littéraire, et non d’ un simple décalque des fan-clubs alors très en vogue dans le milieu de la musique pop et de la variété française? Il semble bien, car les Amis proposent des activités, un cadre moral et une méthode, éléments indispensables et fondateurs de ce type de structure.

Activités

S’ils ont désormais des troupes, les Amis se doivent de leur proposer des choses à faire, car rien n’est plus volage que l’enthousiasme des adolescents.

Au début de l’année 1976, une circulaire informe les Délégués (ils gardent leur titre dans l’association) de la naissance du Nouveau Signe de Piste, chez un nouvel éditeur, l’Epi-Jeunesse. Les bonnes volontés sont mobilisées :

(…) « Ton aide, nous l’attendons sous la double forme :
a) d’une animation auprès de tes amis, parents, professeurs, dirigeants de jeunesse …que tu dois renseigner, persuader, et dont tu dois soigneusement nous transmettre les avis, pour que nous puissions publier des livres toujours mieux adaptés au goût des adolescents de notre temps.
b) D’une intervention fréquente auprès des libraires que tu connais (…).

En Mars 1976, encore une nouvelle circulaire : l’Etat-Major des Amis enregistre les premiers résultats (sans doute loin des espérances) et décide de fournir désormais une méthode, dont le style héroïque et le dirigisme soft ne sont pas sans rappeler celui de Pierre Delsuc dans Etapes…

Méthode et code moral

« (…) Certains d’entre vous ont accompli une œuvre magnifique, d’autres ont avoué des difficultés et parfois des échecs. L’heure est venue, nous semble-t-il de vous donner quelques orientations qui vous permettent d’agir plus efficacement en fonction des situations qui se présentent à vous.
1) Vis-à-vis des jeunes qui vous entourent : ayez toujours une attitude positive. Ne critiquez pas ceux qui préfèrent telle ou telle collection. (…) Ne soyez pas égoïstes dans la distribution des moyens de propagande que nous vous adressons (…). Chaque fois que possible, pensez qu’un poster exposé dans un lieu public (local scout-- bibliothèque-- couloir de collège…) a plus d’impact que dans une chambre.
2) Vis-à-vis des adultes de votre entourage et spécialement des professeurs, éducateurs, responsables divers… Sondez-les toujours avec discrétion et amitié, mais sans cacher vos préférences.(…) D’autres (adultes) seront contre SIGNE DE PISTE par méconnaissance réelle de la Collection et de son véritable esprit, sectarisme politique ou religieux
3) Vis-à-vis des bibliothèques publiques (…)
4) Vis-à-vis des libraires et des représentants (…)

Chaque situation est listée et l’attitude à adopter, entre prosélytisme et neutralité respectueuse, clairement définie. Il s’y rajoute, avec cette définition de leur mission mi-étude de marché mi-renseignement, une atmosphère de fraternité secrète, tout à fait dans la mouvance Foulard de Sang et propre à captiver de jeunes lecteurs impatients d’en découdre avec l’hostilité que suscite la collection. Une fiche est jointe qui résume les thèmes à mettre en exergue dans une discussion (avec chaque fois une liste de titres) : l’esprit d’équipe et d’amitié, l’antiracisme, l’amitié par-delà les frontières, la présence des filles (par exemple :SSDP 2, 6, 8, 11, 15, 21, 22, 23, 27, 28, 30, 31, 34, 39, 40, 41, 42, 49, 54, 57, 63, 65, 67, 78 et NSDP 2, 6, 8, 10,1 1, 16,1 7), les problèmes sociaux, l’humour et l’aventure à un rythme endiablé.

Le 1er Décembre 1976, une dernière circulaire enfonce le clou :’  Désormais il n’existe plus qu’une seule organisation : LES AMIS DU SIGNE DE PISTE, et les DELEGUES, obligatoirement membres de l’Association, sont ceux des AMIS qui acceptent de consacrer une partie de leur activité à la promotion du SIGNE DE PISTE ».

Les filiales

On annonce également les premiers résultats des filiales à l’étranger (Canada, Suisse, Belgique), qui ont la liberté d’encaisser « à partir du 1er janvier 1977 les cotisations de ses ressortissants, à charge pour elles d’en user au mieux des intérêts du SIGNE DE PISTE ».

La section canadienne publie dès Février 1976 une très belle revue de seize pages, Scout-Jeunesse, où à la différence des Français, la dimension « mouvement de jeunesse » est très largement mise en avant, dans une stricte orthodoxie traditionnelle scoute (pourtant ouverte aussi aux non-scouts, il faut le noter). La maquette évoque curieusement celle de la revue des Scouts d’Europe de l’époque, est-ce véritablement un hasard ?  Selon la petite histoire, Florian Bernard, le directeur de Scout-Jeunesse, aurait été mis en contact avec la FSE (Fédération du Scoutisme Européen) par l’intermédiaire de Serge Dalens et participera à sa branche canadienne.

La version québécoise rompt avec la prudence que l’on devine chez la maison-mère parisienne (sans doute le background socio-historique est-il assez différent) : le premier titre du premier article annonce la couleur : « le scoutisme vrai ne veut pas sombrer dans l’idéologie du macadam et de l’acier froid…La jeunesse au vert…en 1976 ». Après cela, plusieurs articles de pure technique scoute, et il faut attendre les pages 14-15 pour que l’on parle enfin des Amis du SDP sous le titre racoleur de « On ne tuera plus le Prince Eric…grâce aux Amis du Signe de Piste  ». Puis le corps de l’article évoque très franchement les enjeux politiques autour de la collection à travers le journal Combat, déjà évoqué précédemment dans cet article: « COMBAT, journal libre, qui avait en 1972, consacré, un peu par surprise, deux pages aux « découvertes » de deux « spécialistes, se hâte d’accorder la même surface à une défense sereine et vigoureuse. Georges Lapassade, professeur gauchiste en renom, mais d’une rare indépendance, président à Vincennes un jury de Doctorat es lettres (car on présente aujourd’hui en faculté des thèses sur le Signe de Piste), se dresse au milieu de ses deux assesseurs réticents pour s’écrier : « Vous direz ce que vous voudrez, je ne suis pas toujours d’accord, mais cette collection, moi je l’aime ! ».

Enfin les Canadiens restent dans une dimension éducative très classique : les adultes demeurent prescripteurs et les ados ne jouent que leur rôle de lecteurs, loin de toute initiative : « L’increvable Signe de Piste repart aujourd’hui (… ).Les Amis du Signe de Piste, et parmi (eux) une masse importante de parents anciens lecteurs, de professeurs, d’éducateurs, qui l’avaient soutenu de leurs encouragements (…) sont déjà présents au rendez-vous ». Avaient-ils pressenti qu’un engagement des jeunes lecteurs ne serait jamais suffisant pour sauver le SDP, et que la tentative (consciente ou non) de Paris ne pourrait qu’échouer ?

L’arme ultime

Le paragraphe intitulé Recrutement et activités de la circulaire des Amis de Décembre 76 reprend les mêmes arguments que la circulaire de Mars 76, mais en y ajoutant une dimension idéologique (c’est alors la grande époque du Programme Commun PC-PS et des profs trotskystes ! ) : « Ne vous laissez pas émouvoir par les critiques ou oppositions que vous rencontrerez : nous avons d’innombrables amis, mais aussi des détracteurs, soit parce que l’on nous connaît mal, soit aussi- disons le franchement - que si nous admettons que l’on vive et pense autrement que nous, nous ne sommes pas marxistes. Pour certains la liberté est à sens unique. Pas pour nous ».

Des chiffres sont publiés, qui laissent rêveurs (ont-ils été gonflés ?) : « Nous sommes 1200 Amis ( y compris les Délégués qui ont fusionné). Il faut absolument que nous soyons 3000 en 1977. Faites un effort de recrutement ! ».

Nous sommes alors totalement dans une dynamique de mouvement de jeunesse basé sur le volontariat : il faut recruter coûte que coûte pour financer le développement du groupe, et pour cela on alterne carotte et bâton, résultats et projets, constat et promesse de récompense (« Celui qui recrutera 50 (nouveaux membres) sera invité à un week-end où il rencontrera auteurs et illustrateurs. Déjà un jeune AMI d’Elbeuf a gagné le coquetier ! « )..

L’association présente enfin son arme ultime : le Service Abonnement Nouveau Signe de Piste. « Beaucoup d’entre vous, spécialement ceux qui habitent des localités isolées ou mal pourvues en librairie, se plaignent de ne pouvoir se procurer aisément nos livres dès leur parution. (…) Vous avez le choix entre l’Abonnement A (abonnement complet pour tous les titres), l’Abonnement B (abonnement réservé aux nouveautés, à l’exclusion des reprises ou réimpressions). Cette seconde formule a été créée à l’intention de ceux, possédant déjà une importante bibliothèque d’anciens SDP, voudraient éviter les doubles emplois (…) Les 6 prochains titres (F.108), les 12 prochains titres (F.216), les 24 prochains titres (F.432) (…) En souscrivant un abonnement : a – vous aidez notre éditeur à surmonter la crise présente b- vous évitez toute recherche et vous vous prémunissez contre l’augmentation certaine hélas du prix de vente des ouvrages ».
Le secrétaire-trésorier Alain Gout, omniprésent dans la jeune association, paraît changer de dispositif de communication : presque exclusivement destiné aux délégués-ados jusqu’alors, le discours inclut désormais à nouveau dans sa cible les adultes collectionneurs et amateurs de SDP, en utilisant sans vergogne des arguments purement commerciaux (économie, rééditions, anticipation de la crise). Il semble que les efforts en matière d’effectifs ne soient pas suffisants.

La fin du rêve

Le n° 1 du Courrier du Signe de Piste paraît en Février 77 et fait une dizaine de pages noir-et-blanc, avec toujours le petit blondinet joubertissime en en-tête. La situation se radicalise dès l’éditorial d ‘Eric Sellier, le Président: « Ce premier numéro vous apporte en annexe des tuyaux pour vous lancer. N’hésitez plus, foncez, faîtes appel à tous vos amis, jeunes et moins jeunes, sans oublier a) de rassembler tout le monde sous le signe de la joie, comme dans un Mouvement de jeunesse où ce serait la fête toute l’année, b) d’enregistrer toujours plus de cotisations, d’abord parce que l’argent est nécessaire au développement de l’Association, et par conséquent à l’aide efficace que nous désirons vous apporter, ensuite parce qu’il faut offrir à d’autres la chance d’appartenir à la grande famille SDP ». Le mot est lâché : comme dans un Mouvement de Jeunesse.

 Hélas, s’il est enfin couché sur le papier, dit, évoqué, c’est aussitôt pour se retrouver minoré par le comme. Les Amis ne seront jamais un mouvement : pas assez d’argent, pas assez de mobilisation. Alors l’équipe se réinvestit dans une approche purement éditoriale : après l’Epi,Begedis, ce sera les Editions Signe de Piste, puis Fleurus, et parallèlement arriveront les Editions Alain Gout, Elor, les Editions du Triomphe…La littérature de Jeunesse a toujours été faite par des adultes pour des enfants ou des adolescents, et la merveilleuse utopie des Amis 75-76 ne dérogera pas à la règle et n’aura pas de suite.

Les rubriques du Courrier n°1 citent les initiatives ( expo Joubert à Bruxelles du 10 au 20 Mars, à Toulouse les 1, 2, 3 avril, le Bracelet à la scène par le groupe SDF 75e Paris à la Trinité), proposent deux fiches techniques (Contact avec les libraires et Comment organiser et animer une réunion d’information, où l’on apprend qu’il existe un montage audiovisuel de l’association pour présenter le SDP, et comment éviter de payer des droits SACEM lors d’une manifestation publique – rassurez-vous, la morale n’est pas bafouée !…).

Alors les Amis du Signe de Piste en 1975-76, tentative assumée ou non de forcer l’histoire, de créer un précédent en donnant naissance à un hybride  improbable  de fan-club littéraire et de mouvement de jeunesse? Le doute persiste…Sur cela et sur bien d’autres choses, la véritable histoire du SDP restant encore à écrire…

©Alain Jamot 2004